LES BATUCADAS
Et j'veux que sonnent les batucadas
Et les swings gitans
Tous ensemble dans un coin de la rue
N'avoir qu'à passer le pas de la porte
Écouter les fanfares faire gronder les vents
Aux allures de carnavals
Du monde derrière du monde devant
À suivre des tonnes de chars à travers les ruelles
Autrefois sombres et lugubres mais aujourd'hui luminescentes
Lorsque le ciel n'est qu'à nous
Et qu'on entend retentir les instruments
On éveille nos douces consciences
À la faveur de nos futurs élans
La la la
Et la Nouba sonne sonne
Des suites de notes auxquelles je m'adonne
Volontiers puissent elles être vectrices de joie de vivre
Trop de murs ont été salis par les invectives des hommes
Alors dansons chantons et rions pour les absents
J'aime à penser qu'ils m'attendront au tournant
Qu'aux sons des guitares ils me cueilleront
Et que les caravanes m'emmèneront
Que la terre verra ses ombres disparaître derrière les pompes
Que le cliquetis des talons martèleront nos sols en béton
La la la
Et j'veux que sonnent les batucadas
Et les swings gitans
Jusqu'aux aubes pastelles rougeoyantes
Où j'aime à faire valser mes élans
Enivrer par ces doux parfums de liqueur et de cigarettes
Et ces femmes à la suavité excellente
Au cou desquelles j'aime me pendre
J'y passerai bien tout mon temps
Dans ces fiestas aux milles bras ballants
Qui rallongent les chemins qui mènent au rhum
Aux passages exigus mêlant sueur et dopamine
Jusqu'au fracas des tambours qui font trembler nos babines
La la la